Nous sommes sur la terrase de notre maison australienne. On se rememore chacune nos souvenirs d'enfance, d'adolescence et de jeunes adultes fraichement debarquées sur un nouveau continent. Vient inevitablement nos histoires d'amour. Ah . . . Le sujet nous amene sur des souvenirs gravés a jamais. Mais la sonnette de la porte retentit derriere la baie vitrée close du salon.
(Alyssa) Je vais voir qui c'est.
Le soleil fait doucement doré ma peau enduite de monoï. Mes paupieres se closent pour profiter du bruit des vagues se fracassant toujours plus fort sur le sable. Cela faisant bien longtemps que je n'en avais pas profiter comme ça. La vie citadine de Canberra m'etouffait. L'appel de l'ocean se faisait chaque jour plus oppressant. J'ai tout quitté: appart, boulot, amis. J'ai tout reprit a zéro. Me voila serveuse dans un petit hotel a gassez bonne reputation sur la côte.
(Alyssa) Choupette, c'est pour toi.
(Marion) Okay, j'arrive.
Pareo noué autour de mes hanches, je traverse la maison, m'arretant un quart de seconde pour discipliner mes cheveux en queue de cheval haute. Rotation de 90° sur la droite pour me trouvée face a l'entrée. Le spectacle qui s'offre a mon regard suptitue tout autre geste de ma part.
La personne qui a reussi a me donner tant de bonheur et en meme temps tant de malheur se tient a deux metres de mon anatomie apres six ans d'absence.
Un océan de souvenirs, que je pensais perdus a jamais, vient s'ecraser dans mon cerveau deja saturé par sa presence ici.
Nous ensembles, nous riant, nous courant sous la pluie tropicale, nous . . .
Il se retourna enfin pour me faire face.
(. . .) Bonjour.
(Marion= Sa. . . Salut.
(. . .)Ca va toi depuis le temps ?
(Marion) Euh . . . Oui et . . . Et toi ?
(. . .) Pareil. Je peux rentrer?
(Marion) Oh oui pardon je manque a toutes mes bonnes manieres, vas y entre.
(. . .) Vous avez une jolie maison.
(Marion) Merci mais tout le merite revient a Alyssa, c'est elle qui la decorée.
(. . .) Okay . . .
(Marion) Vient sur la terrasse, on sera mieux au grand air que enfermés a l'interieur.
Alyssa ayant prevenu le coup, avait sorti du thé glacé et des verres. Et en parfaite medium qu'elle etait, elle nous faussa gentiment compagnie pretextant un coup de fil urgent a passé.
(. . .) Ca me fait plasir de te revoir.
(Marion) Moi aussi ça me fait plaisir de te revoir Bill. Comment tu savais qu'on habitait la maintenant ?
(Bill) (avec un sourire) J'ai des contacts . . .
(Marion)D'accord, je saurais rien ^^.
(Bill) (prenant un air serieux) Tu sais, ça fait deux mois que je suis ici. Deux mois que je voulais te revoir, mais j'avais peur de ta reaction.
(Marion) Pourquoi ?
(Bill) Ca fait quand meme six ans qu'on ne sait pas vu. Les gens changent. La façon dont j'ai mis fin a nous. Mon silence pendant toutes ces années. Et je ne voulais pas te faire encore souffrir.
"La façon dont j'ai mis fin a nous" Je m'en souviens comme si c'etait la veille. Alors que le parfait amour nous avait prit sous son aile, je me suis reveillée seule dans notre appartement parisien. Une enveloppe blanche et une autre marron m'attendait sur l'oreille qui etait le sien autrefois. Dans l'enveloppe blanche il m'ecrivait qu'il partait faire son service militaire, qu'il ne savait pas pour combien de temps il en avait. Il ne me demandait pas de l'attendre. Il m'indiquait qu'il avait fait mettre l'appartement a mon nom, ainsi que son coupé cabriolé Audi que j'affectionnais beaucoup. Il avait ouvert un compte pour s'assurer que je ne manquerai de rien ou il y verserai de l'argent tout les mois. Dans l'enveloppe marron se trouvait tous les papiers.
Deux mois plus tard l'appartement etait vendu. Direction l'Australie pour tout recommencer. Alyssa et l'Audi m'accompagnaient dans ce renouveau. Oui, je n'avais pu me resoudre a vendre le coupé. Je voulais garder un souvenir de lui. Aujourd'hui encore je sillone les routes avec cette voiture en solitaire le temps d'une journée.
(Marion) Ne t'inquiete pas pour ça. Le passé est au passé. Alors raconte moi que c'est il passer dans ta vie depuis six ans ?
(Bill) Eh bien, je suis parti au Congo pendant six mois. Apres je suis revenu a Paris et quand j'ai vu que tu n'y etait plus, j'ai demandé a etre muté en Allemagne, pour retrouver mes racines, ma famille, mes amis d'enfance. J'y suis resté deux ans et demi. Ca m'a fait du bien de retrouver Tom, qui est devenu producteur pour de jeunes rappeurs, Andreas, qui lui tient un magasin de fringues qui marche bien, Georg, lui vit de petits concerts dans des bars accompagné de sa basse et de sa dulcinée au micro et enfin Gustav est devenu manager. Apres l'Allemagne j'ai fais les pays du Tiers monde pendant deux ans. Et depuis ça jusqu'a il y deux mois, l'Amerique du Sud ou j'ai rencontré ma fiancée. Maintenant on habite ici.
(Marion)Okay et comment elle s'apelle ?
(Bill) Myriam. Elle attend notre premier enfant.
(Marion) Tu dois etre heureux alors.
(Bill) Oui tres ^^.(regarde sa montre) Bon je vais devoir y aller.
(Marion) Okay bah ecoute repasse quand tu veux vu que tu es dans le coin maintenant ^^.
(Bill) D'accord allez a bientot ! (criant) A Bientot Alyssa !
(Alyssa)A bientot Bill !
Avant de partir je lui nota pour numero de telephone sur le dos de sa main faute qu'il est son portable et le raccompagna a la porte. Il etait bientot l'heure de diner. D'un commun accord, on se decida pour aller tester le nouveau restaurant italien qui venait d'ouvrir en ville.
Pendant le repas, nous n'evoquâmes que brievement le retour de Bill car meme si cela ne se voyait pas, son retour ne m'avait pas remonter le moral au contraire, il etait en chute libre . . .
Rentrées vers 23 heures, on partit se coucher directement.
2h07
Une sonnerie de portable retentit.
La mienne.
(Marion, endormie) Marion A. J'ecoute ?
(. . .) Bonjour madame Commissariat de Wollongong, excusé moi si je vous reveille, connaissez vous un certain Bill Kaulitz ?
(Marion) Euh Oui c'est un ami. Il y a un probleme ? Il a eu un accident ?
(Agent) Non ne vous inquietez pas. Il est en ce moment en cellule de degrissement dans nos locaux.
(Marion) Ah ouf .. .
(Agent) Pourriez vous venir le chercher et le ramener chez lui ?
(Marion) Euh bien sur je me prepare et je viens le chercher.
(Agent) Merci madame.
Le temps de comprendre ces dernieres informations et j'emergea. J'enfilla un jean, un debardeur et pris une veste en cuir. En sortant de ma chambre, je vis de la lumiere dans la salle de bain. Encore ses insomnies. De la musique s'echapper de la piece. Je toqua.
(Alyssa) Oui, entre. Bah qu'est ce que tu fais habillée ?
(Marion) Le comissariat vient de m'appeler, Bill est en cellule de degrissement, ils m'ont demander d'aller le chercher.
(Alyssa) Laisse moi deux minutes et j'arrive.
Un quart d'heure plus tard, nous y etions. Apres avoir signer une decharge, nous revenions a la maison. On allongea Bill dans ma chambre. Alors que nous le deshabillions, il se reveilla vaguement.
(Bill, m'adressant la parole) Tu sais que j't'ai toujours aimé poulette ? Ma femme c'est qu'une poufiasse. Elle a couché avec le voisin pendant que j'etais pas la et apres elle vient me dire que ce gosse il est de moi. J'la deteste . . .
(Marion) Mais oui, allez dors tu en as besoin.
Alyssa partit dans sa chambre et moi j'alla squatté le canapé du salon ou je m'y endormi.
Quand je remonta quelques heures plus tard dans ma chambre Bill prenait sa douche. Je l'attendis.
Il etait en serviette.
(Bill) Oh bonjour, je suis desolé de t'avoir deranger cette nuit.
(Marion) Ce n'est rien t'inquiete pas. Mais vient t'assoir faut qu'on parle.
Il s'executa.
(Bill) J'espere que je ne t'ai rien dis de mal.
(Marion) Non ne t'inquiete pas.
Petit silence pendant lequel je pris le temps de chercher mes mots.
(Marion) Alors voila, avec Alyssa on te mettait dans le lit quand. . . Quand tu as commencé a dire que tu m'aimais toujours et que ta femme, l'enfant qu'elle portait n'etait pas de toi.
Un long silence s'installa alors. La tete baissée, il reflechissait. Je voulu partir mais au moment ou je passai devant lui je sentis une main me retenant le bras. Il se leva pour me faire face.
(Bill) Tout est vrai.(pause) Hier en rentrant je l'ai entendu dire que l'obstetricien lui avait annoncé qu'elle etait enceinte de trois mois. J'ai compris que pendant mes absences elle ne restée pas sagement a la maison comme elle me le faisait croire. Alors je lui ai craché ces quatre verités a la figure. Je lui ai dis que nous deux c'etait fini. Elle a essayé de rattraper le coup mais je suis parti en courant me souler dans le premier bar.
Il marqua une pause.
(Bill) Et oui Marion, oui je t'aime toujours. Je n'ai jamais cessé de penser a toi, a notre histoire, a l'erreur que j'avais faite en te quittant pour l'armée. Ca m'a fait mal quand je suis revenu a Paris et que tu n'y etais plus. Grâce a l'armée, j'avais de tes nouvelles par les collegues d'ici. J'etais deçu que tu ai vendu notre appartement mais heureux que tu ai gardé l'Audi. Je croyais aimé Myriam mais je me suis trompé.
Avant qu'il n'ai pu faire ne serait ce que l'esquisse d'un geste, je me jeta a ses levres pour l'embrasser. Surpris, il nous fit tomber sur le lit ce qui eu le don de nous faire eclater de rire.
(Alyssa, passant dans le couloir, la porte etant ouverte) Eh bien je vois que c'est reparti ! Je ferme la porte avant de voir des choses classées X !
(Marion) Mais n'importe quoi toi !
Un rire cristallin s'echappai de nos bouches.
La poche gauche de la veste de Bill se mit alors a faire de la musique. C'etait son ex-fiancée.
Apres l'avoir mouché une deuxieme fois, il raccrocha.
On descendit rejoindre Alyssa qui dejeuner sur la terasse.
(Bill) Dites les filles ?
(Nous) Oui ?
(Bill) Je pourrais occuper votre canapé le temps de trouver un appart ?
(Alyssa) Tu peux meme habiter ici si tu veux, ça fait six ans qu'une belle histoire d'amour a était interrompu, pourquoi ne pas la reprendre la ou vous vous etiez arretés ?
(Bill) Si Marion est d'accord il n'y a pas de probleme.
(Marion) Il n'y en a pas pour moi non plus. Tu veux de l'aide pour demenager ?
(Bill) Non je n'ai que quelques fringues. Merci les filles.
(Nous) De rien. Tu es des notres maintenant.
Plus tard. Toujours sur la terasse. Nous etions tous les deux.
(Bill) Tu sais, je regrettes vraiment d'etre parti a l'armée, j'aurai preferé monter un groupe de rock avec les garçons: Tom a la guitare, Gustav a la batterie, Georg a la basse, . . .
(Marion) Toi au micro,moi t'accompagnant de temps en temps au micro . . .
(Bill) . . . Et Andreas en manager du groupe.
(Marion) Tu as quand meme eu une belle vie et puis tu es heureux maintenant, c'est ce qu'il compte.
(Bill)Oui heureux grace a toi.
Les semaines passent, s'enchainent et ne se ressemblent pas.
La maison comptait cinq personnes de plus, deux filles, deux colocatrices, deux amies: Camille et Maureen. L'une revenue de Berlin et l'autre revenue de Munich. Ainsi qu'un producteur de rap, un manager et une mini star. J'avais reuni tout ce petit monde dans le salon pour leur annoncer quelque chose.
(Camille) Bon vous descendez ! Maureen, Tom ! Vous ferez vos betises plus tard !
(Maureen) Mais on fait pas de betises !
(Tom) Mais si on en fait ! On repeint ta chambre avec du chocolat !
(Alyssa) J'espere qu'il est blanc parce que ça va jurer avec le orange.
(Tom) Nan il est noir ^^.
(Gustav) Oh t'es degueu Tom !
(Georg) Si tu veux de l'aide j'suis la ^^.
(Bill) Vous etes la enfin c'est pas trop tot ! J'en ai marre d'attendre !
(Gustav) Parce que t'es pas au courant ?
(Georg) Personne n'est au courant . ..
(Marion) Bon maintenant que vous etes tous la, vous allez enfin savoir. . .
(Maureen) Bon accouche !
(Camille) Chuuuuuuuuuuut !
(Marion) Desolé de te decevoir mais c'est prevu que dans huit mois.
(Tous) Hein ?!!!
(Marion) Je suis enceinte . . .
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En esperant que cela vous aura plus
J'aimerai avoir vos avis
Pour cette premiere
OS
Merki d'avance